L'environnement n'est pas un simple décor

L'environnement (espace physique et sociale) peut être défini comme un ensemble de ressources, de possibilités d'action ou de comportements que l'individu est libre de saisir ou non (définition de l’afforbance). Les opportunités qu'offre un environnement n'existent pas en tant que telles, ce n'est que par l'intermédiaire de la manière dont elles sont perçues et utilisées par l'individu qu'elles sont. Le comportement résulterait de 2 forces agissantes : une force interne, la personne elle-même et une force externe, l'environnement qui a un effet sur le comportement à travers les perceptions dont il est l'objet.

Les notions d’appropriation de l’espace et d’identité sont primordiales à tous les niveaux de référence spatiale.

On distingue 4 niveaux d’analyse avec des niveaux de contrôle et donc des attitudes différentes :

  1. l’espace privatif ou micro-environnement (logement, bureau, environnement social familier) <=> contrôle étendu (non partagé)
  2. l’espace partagé ou méso-environnement (espace semi-public, quartier, parcs, collectivité de proximité) <=> contrôle partagé bâti sur le consensus
  3. l’environnement collectif public ou macro-environnement (ville, paysages, communauté d’habitant)  <=> contrôle délégué (instance de contrôle)
  4. l’environnement global qui comprend les environnements construits et naturels, la population <=>contrôle institutionnel (absence de contrôle individuel)

Les études portent soit sur la manière dont l’environnement façonne les comportements de l’individu, et/ou sur la manière dont individu et environnement s’influencent mutuellement. On distingue 4 modèles d’ajustement :

  • la théorie de l’adaptation où l’individu agit à un niveau adapté aux stimuli de l’environnement (trop ou trop peu d’activation empêche le sujet d’accomplir son activité – trop de bruit…)
  • la surcharge environnementale ; trop de stimulations environnementales restreignent le champ de l'attention et font que celle-ci est focalisé sur certain stimuli au détriment d'autres.
  • les théories de résistance ; l'individu a un répertoire vaste et flexible de ressources pour faire face à des conditions environnementales aversive, il est capable de résister au moins pour de courtes durées à diverses contraintes environnementales.
  • la contrainte environnementale : le terme de contrainte signifie que l'environnement limite ou empêche l'individu d'atteindre le but qu'il s'est fixé, hors tout être humain est confronté à la nécessité d’être efficace et donc de contrôler son environnement. Le fait de ne pas pouvoir contrôler son environnement a des conséquences négatives telles que déficits cognitifs et moindre motivation.