Gestion des conflits

Dans le monde du travail aussi, le conflit marque un besoin de considération plus fort. Ces conflits, rappelons-le, nécessaires à une existence plus intense, apporteront d’autant plus à la communauté que leur résultante considérera harmonieusement la prise en compte des besoins personnels de chacun.

chaque statue est enrubannée dans son univers.

Pour bien appréhender la relation dans le groupe, il est important de rappeler le type de conflit que nous pouvons rencontrer. Ces conflits se définissent selon trois catégories :

  • Les malentendus : Le malentendu survient à la suite d’une erreur d’interprétation. Les gestes et paroles sont mal compris à un moment donné. Ensuite par un effet de réciprocité et de protection, ce malentendu peut aboutir à envenimer toute réconciliation entre deux personnes. Habituellement, le malentendu prend ses origines dans une blessure existante, le malentendu est perçu comme une agression extérieure, en fait cette agression existe depuis longtemps dans la psychée de la personne incriminée mais n’est pas reconnue par celle-ci. Ainsi de manière inconsciente, nous créons une situation réelle nous permettant de comprendre et de cautionner nos propres craintes. Le malentendu démontre à chacun la nécessité de bien se connaître.
  • Les conflits d'intérêt : Les intérêts d'une personne sont en contradiction avec ceux d'une autre, dans la compétition-combat que mène le monde de l’entreprise, deux personnes se placent en rivalité car elles cherchent à acquérir les mêmes ressources, la même promotion, le même siège. Tant que nous sommes en situation d'abondance, nous pouvons éviter ce type de compétition.
    Ces conflits sont toujours réciproques, les deux personnes s’enlisent dans leurs aigreurs et finissent par accorder plus d’attention à leur adversaire qu’à leur convoitise ; l’adversaire devient un ennemi. L’intérêt de créer un ennemi est de porter toutes ses rancœurs sur un seul point ; la dualité apporte en effet une sensation de vitalité qui dans le cadre d’une peur profonde (rapport à la mort par exemple) peut nous donner l’illusion d’une invulnérabilité. Abattre son ennemi permettrait en quelque sorte d’absorber l’énergie vitale de son rival.
    Cette attitude d’agression exacerbée peut être apaisée en optant pour une qualité de vie lucide basée sur l’acceptation de la fragilité du corps, pour ce il faut accepter de respecter des règles.
    Selon certains dirigeants, la compétition entre employés est une source de motivation ; je pense au contraire que cette tension nuit à une optimisation du travail de l’employé : il est préférable de travailler dans des ensembles : c’est à dire accepter de centrer toutes les idées dans un projet commun, ainsi chacun de son côté peut s’appuyer sur l’énergie de l’ensemble pour développer sa propre spécificité.
    Dans le cas où il n’y a de mérite possible que pour une seule personne, il est plus intéressant de construire une synergie de compétition-vitalité (éviter la compétition-destruction). Pour ce faire, il est important de créer un climat sain en instaurant des règles entre rivaux et en désignant un médiateur (arbitre).
  • Le conflit de personnalité : Ces conflits se déclenchent rapidement, dès le premier contact. Habituellement, ce type de conflit est unilatéral au départ mais devient rapidement réciproque. Les causes de ces conflits se trouvent dans la nature même de la personne, la personne ‘détestée’ porte en elle une caractéristique que l'autre désapprouve et ne peut assumer. Ce type de réaction s’apparente au principe du transfert, parce que la personne essaie de se libérer de démons, elle ne veut en aucun cas approcher un tiers qui pourrait de façon inconsciente détruire ses défenses psychiques. Parce que cette personne se sent vulnérable face à une certaine personnalité ( transfert de conflit de personnalité - par exemple : relation père-fille), elle pose des distances qui peuvent aller jusqu’à la fracture avec cette personne. En s'éloignant de ses démons, cette personnalité souhaite trouver la paix, en réalité, elle ne fait que répéter ses dénis et en cas de non-conscientisation de ses actes, cette personne finira par s'enfermer sur elle-même.