Entreprise en santé

Puisque plus de la moitié de la vie éveillée des personnes adultes se passe au travail, ne serait-il pas logique non seulement de leur parler de santé sur les lieux de travail mais surtout, de leur offrir des programmes qui favoriseront l'adoption de meilleures habitudes de vie et un environnement de travail plus sain?

le logo de l'entreprise en santé

Au Québec, le lundi, 25 février 2008

Le Bureau de Normalisation (BNQ) présente sa nouvelle norme officiellement intitulée 'Préventions, promotion et pratique organisationnelles favorables à la santé en milieu de travail [BNQ 9700-800]'.

Cette norme, communément appelée « Entreprise en santé », vise le maintien et l'amélioration durable de l'état de santé des personnes en milieu de travail par :

  • la prise en compte de la santé des personnes dans le processus de gestion d’entreprises,
  • la création de conditions responsabilisant le personnel eu égard à sa santé,
  • l'acquisition de saines habitudes de vie,
  • et le maintien d'un milieu de travail favorable à la santé.

prochain défi des entreprises

Concrètement, cette norme amène les entreprises à agir dans leur gestion sur quatre sphères d'activité reconnues pour avoir un impact significatif sur la santé du personnel :

  • les habitudes de vie du personnel (exemple : services-conseils en nutrition; programme de sensibilisation à l'activité physique, formation sur la gestion de stress, etc.)
  • l'équilibre travail-vie personnelle (exemple : politique de conciliation travail-vie personnelle, horaires flexibles, garderie en milieu de travail, etc.)
  • l'environnement de travail (exemple : aménagement du poste de travail, prise en compte de la bonne ergonomie des espaces, aires de stationnement pour vélos, etc.)
  • les pratiques de gestion (exemple : intervention pour favoriser l'esprit d'équipe, plan de développement professionnel individualisé, consultation des travailleurs, etc.)

Un gain de productivité appréciable

Les recherches démontrent qu'éliminer un seul des facteurs de risque à la santé d'un travailleur :

  • augmente la productivité au travail de 9 % et réduit l'absentéisme de 2 %,
  • un employé actif physiquement est 12 % plus productif qu'un employé sédentaire.

De plus, la mauvaise santé de la population diminue la marge de manœuvre des gouvernements en raison des coûts énormes du système de santé. L'augmentation des coûts à ce niveau fait en sorte que les autres missions de l'État, incluant l'éducation et les infrastructures, souffrent d'un sous-financement chronique. Vieillissement de la population, augmentation des taux d'obésité, changements dans nos modes d'alimentation (malbouffe) et intensification du stress au travail; tout semble contribuer à faire de la santé un gouffre sans fond.

La norme "entreprise en santé" intéresse la France.

L'association française de normalisation (AFNOR) a suivi avec intérêt les exposés de la délégation québécosie. Développée en première mondiale au Québec selon les règles d'élaboration des normes de l'ISO, cette norme n'a pas de frontière et peut être appliquée ou adaptée dans d'autres pays.