Abbaye du Mont Saint Michel

La baie du Mont Saint Michel est le théâtre du jeu des marées, où le phénomène se manifeste avec une extraordinaire ampleur. La monumentale cité sur laquelle culmine l'abbaye fortifiée, se voit tantôt sur les sables partout à l'horizon, tantôt assiégée par la mer.

>l'abbaye du Mont Saint-Michel vue du ciel

La mer n'a pas toujours été aussi présente autour du Mont.

Il semble que la première installation chrétienne remonte au Vème siècle: un ermite y éleva probablement un sanctuaire dédié à Saint Symphorien.

Après l'achèvement de la construction du petit sanctuaire que Aubert, évêque d'Avranche, fit édifier, sous la dictée de l'Archange, il devint nécessaire de l'enrichir. Aubert envoya donc une mission de clercs au Mont Gargan, terre byzantine du sud de l'Italie, où Saint Michel était déjà également honoré, afin qu'ils ramènent de leur long et périlleux voyage, les précieuses reliques, indispensables au nouveau sanctuaire. C'est précisément au terme de ce périple d'une année que les moines découvrirent qu'un raz de marée divin avait balayé la forêt qui rattachait cette presqu'ile au continent. L'abbaye, alors détachée de la terre ferme, fut consacrée en 709 et confiée à un collège de 12 chanoines. Le Mont Tombe (tombe du romain "tumba" tumulus, ou du Celte "tun", éminence ? Ou les deux à la fois ?) fut rebaptisé Mont Saint Michel.

La Merveille

1228 est l'année de l'achèvement de la partie la plus remarquable et probablement la plus célèbre de l'abbaye: la Merveille. Immense construction de trois étages, formée de deux bâtiments juxtaposés et réunis, la Merveille expose sa façade principale plein nord. Aumônerie et cellier, puis salle des chevaliers et dortoir, enfin cloître et réfectoire se superposent avec légèreté. Une circulation verticale extérieure distribue l'ensemble des trois étages, grâce à un escalier en colimaçon que contient la tour des Corbins.
Lieu défensif privilégié, le Mont Saint Michel, initialement abbaye, semble avoir toujours fonctionné comme une forteresse. Néanmoins, même si les moines durent plus d'une fois abandonner la prière pour l'épée, le culte fut honoré. Le Mont Saint Michel était un lieu de pèlerinage si populaire que même la guerre de cent ans (1337-1453) n'arrêta pas le flot des pèlerins qui venaient visiter le monastère. Cette période de troubles permis de mettre en place l'essentiel du dispositif défensif, constitué de deux rangées de remparts, le premier autour de l'abbaye, l'autre autour de îlot. Au XV è siècle, alors que les 3/4 de la France sont occupés, le Mont Saint Michel lutte, résiste et se fortifie. De 1423 à1434 les Montois résistèrent héroïquement, à un siège Anglais qui dura 11 années. Il fallut attendre que les Anglais soient chassés de Normandie en 1450, pour que le Mont soit totalement délivré de sa ceinture d'ennemis.

Analyse géobiologique

L'axe de la nef correspond à un courant d'eau souterrain. Deux autres courants, équidistant du premier, encadrent la nef principale et passent dans l'axe des chapelles situées aux extrémités du transept.

Sources : http://perso.wanadoo.fr/mont-saint-michel/somm.htm /  L'architecture invisible de Georges Prat / édition Arkana vox