Pollution et décontaminations des sols

Un site pollué est un site qui, du fait d'anciens dépôts de déchets ou d'infiltrations de substances polluantes, présente une pollution susceptible de provoquer une nuisance ou un risque pérenne pour les personnes ou l'environnement.

 Sites pollués

les déchets urbains s'envolent de la déchargent et atterrissent dans le cours d'eau

Il existe 3 grandes catégories de sites pollués :

- Les anciennes décharges

Elles ont été réalisées sans respecter les règles techniques actuelles et notamment les décharges situées sur des sous-sols fragiles et pour lesquels une pollution des eaux souterraines a été constatée.

- Les sols pollués par des retombées, infiltrations ou déversements.

Ces sites sont liés à l'exploitation passée ou présente d'une installation industrielle ou à un accident de transport.

- Pollution des sols et sous-sols

Ces pollutions peuvent être des pollutions accidentelles, des pollutions chroniques (fuite non perçue sur une longue durée), des pollutions diffuses (épandages ou retombés atmosphériques) ou des pollutions localisées.

Décontamination et réhabilitation des sols pollués

le site est dépollué sur sa profondeur

Présentation de la technologie

Les procédés de décontamination des sols peuvent être regroupés selon trois familles distinctes :

  • les traitements hors-sites, les sols sont emmenés vers une installation extérieure
  • sur sites ; Shell a assaini les 100 hectares de terrains de son ancienne raffinerie à Stavanger en Norvège : 100 000 tonnes de terres polluées ont été traitées sur site.
  • in-situ.

A l'inverse du traitement in-situ, les deux premiers nécessitent une excavation des terres polluées ; le volume de terre retiré puis lavé dépend de la surface polluée et de la profondeur estimée selon carottage.

La mise en sécurité

  • Confinement : Technique qui consiste à isoler la source de pollution venant ainsi empêcher la migration des substances polluantes ; elle nécessite la mise en place de barrières étanches naturelles (argiles) ou synthétiques sur les parties verticales et horizontales.
  • Stabilisation et solidification : Technique qui consiste à fixer les substances polluantes sur le site dans une matrice stabilisée par l'apport de réactifs (polymérisation, vitrification, ciments, pouzzolanique…). Cette technique s'applique généralement aux boues, résidus plus ou moins visqueux et aux sols contaminés par des substances minérales.

Traitement et élimination des substances polluantes :

Les différents procédés consistent à traiter les sols contaminés pour en supprimer ou en diminuer fortement le caractère contaminant.

  • Traitement hors site : Cette technique implique l'identification, le tri, et le transport des résidus, sols, matériaux et eaux contaminées en vue d'être traités et éliminés dans des installations existantes.

  • Traitement thermique sur site : Les résidus, matériaux, sols, eaux contaminées sont chauffés dans le but de provoquer une désorption thermique. Cette dernière permet d'extraire les différents gaz qui seront ensuite incinérés. Ce traitement est particulièrement bien adapté aux hydrocarbures.

  • Extraction des substances polluantes - lavage de sols : Cette technique a pour objectif de déplacer les contaminants dans une phase liquide pour le laver (comme un lave-linge géant).

  • Extraction des substances polluantes - Volatilisation : L'extraction des contaminants contenus dans le sol s'effectue en transférant ces derniers en phase gazeuse pour ensuite les traiter. Ce traitement est applicable essentiellement aux composés organiques et organohalogénés volatils.

  • Dégradation microbiologique (bioremédiation) : Utilisation de micro-organismes pour la dégradation des composés polluants.Cette technique s'applique essentiellement aux sols et aux eaux souterraines pollués par des contaminants organiques.

Les différentes techniques présentées ci-dessus donnent lieu à de multiples variantes de conception et de mise en oeuvre. En effet, il est de pratique courante de les combiner ou de les utiliser successivement.

Sources : http://www.ademe.fr/midi-pyrenees/a_6_01.html / http://www.evariste.org/100tc/1996/f023.html