Saint Austremoine d'Issoire

Datant du XIIe siècle, ce fleuron de l'art roman fait partie des cinq églises majeures d'Auvergne.

esthétisme et proportion

Proportions et qualités esthétiques.

Cette église du 12ème siècle nous enchante par la proportion de ses volumes et la qualité de ses sculptures. Les chapiteaux sont une splendeur, tant par la beauté des personnages représentés que par la puissance des couleurs, toujours présentes.

En Auvergne, lorsqu'une église est dédiée à la Vierge, elle a des chapelles absidiales en nombre pair. Ici l'église étant dédiée à saint Austremoine (évangélisateur de l'Auvergne), autour du déambulatoire, il y a quatre (nombre pair) absidioles, plus une, dans l'axe, et de forme différente destinée à la Vierge, ce qui fait cinq, nombre impair.

Le nombre d'or est partout.

Si nous considérons les trois premières travées de la nef, en plan, elles déterminent un rectangle d'or. Au passage de la quatrième, nous sommes arrêtés par deux colonnes engagées qui soutiennent un arc doubleau : la séparation ne peut être mieux marquée.

Deux travées plus loin, nous sommes, à nouveau, arrêtés par deux colonnes engagées dans les piliers, mais ces colonnes ne soutiennent rien : elles sont là uniquement pour marquer un emplacement. Cette manière de délimiter l'espace se retrouve, aussi, à Notre-Dame du-Port, de Clermont-Ferrand avec deux colonnes engagées sans arc doubleau : ce n'est pas un accident mais une volonté délibérée d'utiliser ce procédé.

Analyse Symbolique

Le fidèle se présente à la porte principale et passe sur un point d'abaissement où il commence à laisser une partie du souvenir de ses problèmes, ses souffrances et ses doutes. Le sens est net : celui qui entre en ce lieu doit "se vider" de tout ce qu'il a de sale, de tout ce qui n'est pas essentiel. Pour monter, il faut être léger, vide des activités habituelles, en l'absence des entraves de l'Ego la Réalité suprême peut s'exprimer.

Analyse Géobiologique

L'axe de l'église correspond à celui d'un courant d'eau souterrain croisé, à l'emplacement de l'autel, par un courant perpendiculaire, ainsi que par deux failles géologiques.

L'énergie dégagée par ces différents rayonnements ne semblant pas suffisante, elle a été activée par un réseau de chemins de galets souterrains.

Sources : L'architecture invisible de Georges Prat / édition Arkhana vox