Ergonomie et santé

La santé clinique est une représentation passive de la santé dans le sens où l’organe est soigné quand il est malade, la bonne santé est alors restreinte à la non-maladie. DDe part sa vision systémique de la situation de travail, l’ergonome appuie ses conclusions sur une vision dynamique de la santé, cette vision intègre des notions d’épanouissement et de construction de la personne. La santé d'une personne peut ainsi regarder selon trois niveaux :e part sa vision systémique de la situation de travail, l’ergonome préfère la vision dynamique la santé où les notions d’épanouissement et la construction de la personne.

la santé dasn son environnement
Intégrer le santé dans sa vision dynamique, c'est admettre la construction de celle-ci.

La santé dynamique en ergonomie :

 

  1. «l’organe et sa fonction » : c’est le niveau du clinicien qui regarde l’organe et sa fonction.
    La santé clinique est une représentation passive de la santé dans le sens où l’organe est soigné quand il est malade, la bonne santé est alors restreinte à la non-maladie dans sa vision organique.
    Exemple : une hernie discale est une saillie que fait un disque intervertébral dans  le canal rachidien et qui correspond à l'expulsion en arrière de son noyau gélatineux,
  2. « l’individu dans sa globalité » : c’est le niveau qui traduit la santé dans une préoccupation plus systémique, l’ergonome regarde ce qu’un déséquilibre de santé peut apporter comme résultat sur un autre plan. Dans cette analyse globale, la personne peut avoir un organe malade tout en déployant des effort de compensation qui, s’ils sont mis dans un environnement adapter, offrira un épanouissement et une construction de la personne ou au contraire ce dysfonctionnement de l’organe peut développer un mal-être généralisé.
    Exemple : la hernie discale dans ce cas est réputée traduire une usure progressive du corps entrainant des douleurs ; des postures de compensation sont mise en place pour compenser cette douleur et ceci peut entrainer une disharmonie de l’ensemble de la stature. Il y a ainsi des conséquences annexes physiques et de bien-être psychologique.
  3. « l’homme dans son environnement » : c’est une vision plus élargie où l’homme est en défini dans son interaction dans son environnement. La construction de la personne dépend du fonctionnement de la personne, de sa volonté à se construire mais aussi de son positionnement dans un environnement adapté.
    Exemple : une hernie-discal peut nuire au port de charge, l’opérateur douloureux doit donc demander de l’aide au collègue, mais ceux-ci peuvent être occupé par ailleurs. Cette analyse pousse à proposer une réorganisation du travail.

Construire sa santé selon l'ergonomie :

L’ergonome s’applique à appréhender la santé sous sa vision dynamique où la bonne santé se définit comme une mesure dans laquelle un individu peut réaliser ses ambitions, satisfaire ses besoins, évoluer avec le milieu et s’adapter à celui-ci:

  • Santé physique : fonctionnement musculaire, articulaire, digestif,...
  • Santé mentale : stress, état dépressif, psychiatrie ; la limite entre la santé mentale et physique est souvent difficile à encadré, le risque de dérive est de dire que tout est physique ou tout est mentale.
  • Santé sociale : ne pas être exclu, appartenir à un groupe, évoluer .. ; L’individu a besoin de reconnaissance pour pouvoir s’épanouir au travail, sans reconnaissance social, l’individu se met en repli.
  • Santé cognitive : la possibilité de faire progresser ses compétences, tout ce qui touche à la faculté d’apprentissage. La santé cognitive permet l’évolution et la progression de la formation de ses compétences).

Ainsi, notre volonté d’ergonome est de transformer les situations de travail pour que celles-ci ne nuisent pas à la santé des individus tout en ayant comme autre objectif d'optimiser la performance au travail où la personne se sent utile et est reconnue dans ses compétences. Pour ce faire, nous employons des modèles de construction de santé au travail comme celui-ci (cliquez-ici).