Construction sociale de l'intervention

L'intervention ergonomique participe à comprendre l'activité de travail pour la transformer. Pour influer sur les choix de conception, l’intervention suppose une construction sociale. Cette construction développe les interactions pertinentes ayant pour finalité une bonne appréhension de la problématique réelle avec une forte appropriation des solutions proposées. Sa finalité étant d'améliorer la performance de l'entreprise et la qualité de vie au travail des opérateurs, l'intervention de l'ergonome demande d'intégrer bon nombre d'acteurs internes et externes à l'intervention.

La participation permet à l’ergonome de faire son travail dans de bonnes conditions.

La finalité de l’intervention ergonomique est d'améliorer d'une part  la qualité de vie au travail de l'opérateur (confort et santé au travail) et d'autre part l'efficacité du système Homme/Machine afin de développer la productivité, la fiabilité et la qualité des résultats de l'activité. Pour se faire, l'ergonome doit s'entourer de la participation de plusieurs acteurs du projet pour :

  • Recueillir les données sur l’entreprise,
  • Confronter les points de vue et logiques de chacun des acteurs,
  • Identifier les besoins prescrits et réels
  • Améliorer les conditions de travail et la performance,
  • En fin de mission, constriuire progressivement les axes d’amélioration retenus.

Selon le type de prestation, la construction avec l’ergonome peut inviter des services de divers horizons : direction, ressources humaines, services médicaux, chef de projet, expert sécurité, bureau d’étude, contrôle qualité, fournisseurs, partenaires sociaux, interlocuteurs externes, maintenances, …

tous les acteurs du projet tendent vers le même objectif

L’ergonome structure son activité dans cette construction sociale à travers :

L’animation de groupes de travail,

Les entretiens individuels,

Les observations de l’activité,

Les réunions et la restiturion d'écrits.

 

Construction sociale de l’intervention ergonomique

L’intervention en ergonomie engendre obligatoirement une construction sociale dans la mesure où l’intervention génère des liens sociaux entre les acteurs du projet. Ainsi, la construction sociale de l’intervention nécessite de mettre en œuvre un processus organisationnel qui articule 4 fonctions de base, à savoir :

  1. Le pilotage de l’intervention,
  2. La coordination technique de la construction des solutions,
  3. L’interface avec les instances représentatives du personnel,
  4. L’instruction des choix de conception - démarche de construction progressive.

 

Construction sociale dans l’intervention ergonomique

 Etant donné la pluridisciplinarité de sa mission, l'ergonome ne peut dans un premier temps expliciter avec précision la méthode qu'il utilisera pour atteindre un résultat ergonomique. Sa démarche s'appuie sur ses connaissances et ses hypothèses qui devront être démontrées lors d'étude plus pprofondie. Ainsi l'art de l'ergonome se révèle dans une démarche participative et évolutive lors de  :

  1. la construction de la mission qui a pour objet de délimiter la problématique réel de l’entreprise,
  2. la construction du positionnement de l’ergonome : établir une situation de confiance, banaliser sa présence,
  3. la construction des modes d’analyses : par mesures physiques de l’environnement, observations, entretiens, questionnaires (choix selon le type de problématique),
  4. la construction de la restitution du diagnostic (à qui, à travers des échanges, des confrontations constructives, …)

Pour se faire, notre intervention suppose une préparation préalable et minutieuse du dispositif de participation :

  • avoir des repères précis sur les activités et les relations sociales dans l’entreprise,
  • définir clairement les règles du jeu avec les opérateurs et la hiérarchie
  • préparer le terrain pour éviter les malentendus et conflits
    • que les cadres n’aient pas le sentiment d’être remis en cause
    • que les salariés comprennent et adhèrent
    • que les organisations syndicales ne se sentent pas court-circuités,
    • que la hiérarchie accepte les types d’animation envisagés.