Le confort thermique

Dans un environnement et avec une tenue vestimentaire donnée, un individu peut avoir « trop chaud », « trop froid » ou « être bien ». Lorsque cet individu se trouve dans une situation neutre où il est incapable de dire s’il voudrait avoir plus chaud ou plus froid, on considère qu’il se trouve dans des conditions de confort thermique.

le chaud et le froid au travail

CONFORT ET CONTRAINTES THERMIQUES

La situation d’un individu dans une ambiance thermique donnée est influencée par un grand nombre de paramètres :

  • l’environnement : en premier lieu la température ambiante (Ta) et la température radiative (Tr) mais également l’humidité et la vitesse de l’air (Va ; vent en extérieur ou courant d’air en intérieur),
  • L’activité : toute activité physique produit un métabolisme qui tend à faire augmenter l’accumulation de chaleur dans le corps,
  • Vêtements : les paramètres importants sont l’isolation thermique du vêtement et de manière prépondérante en ambiance chaude extrême la perméabilité à la vapeur d’eau.

Des indices dits de « confort thermique » ou de « contrainte thermique » permettent de caractériser la situation de l’individu :

  • indices relatifs aux ambiances chaudes ou froides proches de la neutralité thermique :
    * PMV = indice calculé en fonction du métabolisme et de l’accumulation de chaleur,
    * PPD = représente le taux de personnes insatisfaites des conditions thermiques
  • indices de contraintes en ambiance chaude :
    * WBGT = dépend de la température sèche, température humide et température de globe noir, cette
  • indices est ensuite comparé à des valeurs seuils.
    * sudation requise = sudation nécessaire au maintien d’une bonne thermorégulation du corps,
  • indice de contrainte en ambiance froide :
    * WCI = estime une perte de chaleur du corps.


Le travail sous forte contrainte thermique :

Lors d’un travail sous forte chaleur, le corps lutte contre l’hyperthermie (accroissement de température du corps) en actionnant 3 mécanisme : la vasodilatation, la sudation et l’adaptation à la chaleur.
La soif est un symptôme tardif ; il est donc conseillé de boire ‘sans soif’ si l’on veut se prémunir de la déshydratation.

Si à cette contrainte s’ajoutent la fatigue, le manque de sommeil, le décalage horaire, la nécessité de porter une tenue de protection ou un exercice physique intense, les risques d‘accidents sont d’autant plus élevés.

dans le cas d’une hyperthermie,

Les chances de survie diminuent de 100% à 25% pour un écart de 5°c. Dans les conditions de froid (travailleur dans alimentation froide), l’homme peut lutter contre l’hypothermie (abaissement de température du corps) par le frisson qui est une activité musculaire.
L’alimentation, le niveau d’aptitude physique, l’adaptation et la protection vestimentaire est l’ensemble permettant la tolérance au froid.


dans le cas d’une hypothermie,

les chances de survie diminuent de 100% à 25% pour un écart de 8°c. La fonction du vêtement est de créer une couche d’air immobile qu’il emprisonne dans ses mailles ; La protection vestimentaire en climat froid doit être multicouches et perméables à l’évaporation sudorale (pour éviter d’emprisonner cette humidité). Un coupe vent est également recommandé.


L’unité d’isolement du vêtement est exprimé en CLO :

  • en activité modéré par une température de-20°c, il est recommandé un vêtement isolé de 2,8 CLO
  • pour dormir par une température de –20°c, il faut prévoir un vêtement de 10,6CLO.
  • Pour mémoire, un pull-over épais à manches longues fait 0.37 clo - un pantalon épais, 0.44 clo.