Ergonomie et qualité visuel au travail

L’homme au travail a besoin du confort visuel pour se diriger dans l’espace de travail, prendre des informations nécessaires à son activité professionnelle, exercer une tâche de surveillance et de contrôle, contrôler l’exécution des gestes, …

une baie de lumière dasn un open-space

Eclairement des postes de travail

L’éclairement (en lux) exprime l’intensité d’éclairage d’une surface et est utilisé en pratique courante pour définir les besoins en éclairage des postes de travail ou de certains de ses éléments, en fonction des exigences de la tâche.

Les niveaux adéquats d’éclairement en fonction des exigences visuelles de la tâche sont précisés dans les normes NF X 35-103 et ISO/DIS 8995.

Les recherches de psychophysique montrent que l’éclairement d’une pièce ou local inférieur à 2000 lux leur donne un aspect sombre. Ce niveau d’éclairement doit être considéré comme un minimum. Les préférences subjectives se situent entre 1000 et 2000 lux. Les niveaux minimum recommandés son des compromis entre le confort et l’économie d’énergie, dépendant de la tâche à effectuer.

Le plan de travail oit être éclairé de façon uniforme, le rapport entre l’éclairement moyen et l’éclairement minimal (facteur d’uniformité) ne doit pas être inférieur à 0,8.

Luminance au poste de travail

La luminance (en candela / m²) est l’intensité lumineuse émise par une unité de surface. La luminance indique la quantité de lumière qu’un objet-source émet vers l’œil. Au poste de travail, elle dépend de la quantité réfléchissante des éléments du plan de travail.

L’équilibre des luminances au poste de travail contribue à créer un confort visuel permettant d’accomplir aisément un travail sur écran à l’abri des reflets parasites et d’assurer un repos pendant les pauses visuelles.

Pour la plupart des tâches, la luminances de la tâche doit être supérieure à celle de son environnement mais pas plus d’un tiers.

Dans un local de travail, les coefficient de réflectivité (de réflexion) des plafonds (lumière réfléchie sur lumière incidente) doivent être aussi élevée que possible. La luminance du plafond doit être limitée à 500 cd/m² et les coefficient de réflexion des murs se situer entre 0,3 et 0,7, ceux du plancher entre 0,2 et 0,4.
Lorsqu’un éclairage d’appoint est utilisé, la luminance des sources doit être inférieurs à 5000 cd/m².

Eblouissement au poste de travail

L’éblouissement, résultant d’un excès de luminance résultant d’un excès de luminance dans le champ visuel provoque une gêne se traduisant par une difficulté à distinguer un objet fixé par le regard et donc une diminution de la capacité visuelle.

L’éblouissement présente des degrés divers : sensation d’inconfort, gêne oculaire, diminution de la capacité visuelle, voire des accidents dans les cas extrêmes.

Au poste de travail, l’éblouissement résulte de la conjonction entre deux éléments :

  • une ou des sources lumineuses, naturelles ou artificielles (soleil, surfaces vitrées, luminaires),
  • e mobilier, dont certains éléments (verre, métal, plastique) comportent des surfaces très réfléchissantes.

La lumière directe du soleil provoque un éblouissement à la fois direct et par réflexion.

Comme moyen efficace de protection, on utilise des stores, rideaux, écrans coupant la lumière naturelle. Mais intervient le besoin psychologique des opérateurs de garder un contact visuel sur l’environnement extérieur.

Il a été démontré que si la surface vitrée d’un local est inférieure à 20% de la paroi portant des vitres, la satisfaction des opérateurs y travaillant diminue alors qu’elle reste élevée pour un rapport de 30%.
Un compromis acceptable pour chaque personne peut être trouvé en jouant sur le rapport des luminances et les distances entre les fenêtres et les postes de travail.