Le moi est l'autre

Chaque personne est un être social qui se développe au contact des autres. La perception qu'elle a d'elle-même se forge dès les premières années. Enfant, ce que ses parents, ses amis diront, les façons dont ils agiront avec elle auront une influence directe sur sa propre appréciation. Adolescent, son environnement et l’image qu'elle aura d'elle-même nourriront également son estime, son sentiment d'avoir de la valeur. Rendu à l'âge adulte, l'environnement joue encore un rôle important dans l'estime de soi

Estime de soi

La connaissance de nos forces et de nos limites est essentielle pour le développement de l'estime de soi. Lorsqu'on se connaît bien, on a davantage confiance en soi et on s'affirme plus facilement.

Une bonne estime de soi offre une meilleure perception de la vie en général.

L'attitude intérieure

La personne qui a peu d'estime d'elle-même est dépourvue de valeur. Souvent, elle aura de la difficulté à réussir quoi que ce soit. Constamment, elle se fait des reproches intérieurs. Elle se dit incapable d'accomplir telle tâche et se sent inférieure aux autres, souvent elle se déprécie sans même s'en rendre compte.

La façon dont nous pensons joue un rôle déterminant sur notre estime de nous-mêmes. Nous sommes ce que nous pensons.

En développant une attitude, une pensée positive par rapport à nous-mêmes, nous augmentons notre estime. Un moyen facile est d'apprendre à se faire plaisir. Se gâter ! Le plaisir est une source de bien-être physique, émotif et spirituel. C'est une émotion positive, une sensation d'être bien vivant, d'être bien dans son corps, bien dans sa peau, bien dans son être profond.

Que permet l'estime de soi ?

  • Une bonne estime de soi permet un sentiment de mieux-être face à nous-mêmes. L'estime de soi augmente notre sentiment de valeur et d'utilité.
  • Elle nous facilite les relations avec autrui, il est plus facile d'entrer en contact avec les gens.
  • Elle nous permet une plus grande sécurité émotionnelle, c'est-à-dire l'acceptation de nous-mêmes, une plus grande tolérance à la vie, aux frustrations.
  • Elle nous donne une perception plus réaliste de nos aptitudes, de nos qualités.
  • Elle nous permet une plus grande connaissance de nous-mêmes, un plus grand sens de l'humour et la capacité de rire de nous-mêmes, de ce qui nous appartient. 

l'autre, c'est moi

Le rapport à l'autre

Une personne n’est pas qu'une unité singulière, elle est constituée de plusieurs parties contradictoires, chacune fragmentée par des intentions spécifiques. On peut aisément retenir la formule de Rimbaud : « Je est un autre ». Autrement dit, comme le soulignait Freud, le moi n’est pas maître dans sa propre maison. En réprimant les contradictions les plus évidentes, l’ego n’a de cesse d’essayer de forger sa propre liberté, une liberté cependant toujours limitée par l’ acceptation de l'altérité extérieure.

Le caractère social des êtres humains est ainsi indiqué par la configuration qui lie le "moi" à l'autre: chaque individu a besoin des autres pour sa propre genèse.

Dans la mesure où l’identité ne peut être imaginée sans l'altérité, l’éducation intègre un lien relationnel entre un moi irréductible et fragmenté et la multiplicité de l’autre. Si la question de l’autre inclut la question du "soi" - ou vice versa -, alors les processus d’éducation sont également des systèmes d’auto-éducation.

Si ces processus d’éducation et d’auto-éducation réussissent, ils ne mènent pas uniquement à la prise en compte de la non-compréhension de l’autre, mais aussi à l'étrangeté à l'égard du soi.

"Je est un autre"

Laisser une place à l’autre, c’est faire passer l’intérêt du couple et de la vie commune au premier plan. Savoir faire abstraction de soi pour mieux vivre dans des ensembles de société demande une grande capacité de confiance en l’autre et donc de confiance en soi.

La dépendance de l’enfant vis-à-vis de l’autre rend possible le développement humain. Tout adulte qui s’occupe d’un enfant est lui-même le produit d’un processus culturel hétéroclite qu’il transmet à son tour, sous une « forme condensée », à la génération suivante. Dans le présent de l’enfant, l’adulte incarne l’histoire culturelle sous sa figure la plus récente. La rencontre avec la culture incarnée par l’adulte permet à l’enfant de poser les fondements nécessaires au façonnement de son avenir.