des douleurs en position assise

Travailler assis, dans la même position, 8 à 10 heures par jour, cinq jours par semaine… Quand notre vie professionnelle va à l’encontre de ce pour quoi nous sommes faits – bouger, essentiellement – c’est tout notre corps qui en pâtit.

Douleurs perinéales

Les douleurs périnéales sont un motif fréquent de consultation dans les centres anti-douleurs (4-5% des consultations) - parmi elles, les névralgies pudendales, ilioinguinales, ilioypogastriques, et génito-fémorales, les douleurs à composante ostéo-ligamentaire, le syndrome myofascial, les douleurs d’origine musculaire et veineuse.

 

Les névralgies pudendales et le syndrome du canal d'Alcock :

  • Les névralgies pudendales correspondent à une douleur d’origine neurologique sur le territoire du nerf pudendal.
  • Dans le syndrome du canal d’Alcock, le nerf pudendal est comprimé dans son passage au travers du dédoublement aponévrotique de l’obturateur interne ou au niveau de l’épine sciatique entre le ligament sacro-épineux et sacro-tubéral. Cela entraine :

     

    • Douleur située dans le territoire anatomique du nerf pudendal (de l’anus à la verge ou au clitoris),
    • Douleur prédominant en position assise alors que les patients sont soulagés lorsqu’ils sont assis sur le siège des toilettes,
    • Douleur ne réveillant pas la nuit,
    • Absence de déficit sensitif objectif : Devant le déficit sensitif superficiel périnéal, il faudra évoquer avant tout une atteinte lésionnelle radiculaire sacrée (syndrome de la queue de cheval) ou plexique sacrée,
    • Soulagement des douleurs après la réalisation d’une infiltration anesthésique du nerf pudendal.

Les douleurs à composante ostéo-ligamentaire et la coccydodynie :

  • La coccygodynie correspond à une douleur en position assise, strictement localisée au coccyx, reproduite par la pression du coccyx par voie externe.
    Le traitement consiste essentiellement en la réalisation d’infiltrations

Douleurs d’origine musculaire :

  • Les douleurs d’origine musculaire sont le plus souvent mixtes liées à la contracture musculaire d’une part, et à la compression des nerfs sciatiques, nerf cutané postérieur de cuisse, voire nerf pudendal.
  • Le syndrome du muscle piriforme : Il provient de la contracture du muscle piriforme qui s’insère entre le grand trochanter et l’os iliaque. Il se traduit par une douleur fessière avec des irradiations descendantes à la face postérieure de cuisse. Ces douleurs sont aggravées en position assise, par des efforts physiques comme la marche, le soulèvement, la montée des escaliers.
  • Le syndrome du muscle obturateur : Il se différencie du précédent par des douleurs fessières et du membre inférieur mais prédominant en position assise et irradiant dans le territoire inguinal et périnéal (par contrainte du nerf pudendal cheminant dans l’aponévrose du muscle). La prise en charge est essentiellement rééducative.

 

Douleurs sacro-iliaques

L’articulation sacro-iliaque (prononcer : SA-CRO-il-IAQ) peut constituer l’une des causes mécaniques de la lombalgie, on la retrouve souvent dans d’autres causes de douleur lombaire. L’articulation sacro-iliaque se situe entre le sacrum et les crêtes de l’os iliaque du bassin. Le sacrum est l’os qui se trouve dans la partie inférieure de la colonne vertébrale, juste au-dessus du coccyx.

Les patients aux prises avec des douleurs sacro-iliaques se plaignent souvent d’éprouver de la douleur, non seulement au rachis lombaire et aux hanches, mais souvent aux fesses et à l’aine du même côté. Il peut leur être pénible de rester assis longtemps, de se lever de leur chaise ou de monter des escaliers. Ils se plaignent souvent également de sentir de la douleur en se penchant ou en soulevant des objets.

 

Douleur pelvienne

Les douleurs pelviennes sont fréquentes et touchent aussi bien les hommes que les femmes.

Elles sont définies par des douleurs situées dans la partie inférieure de l'abdomen au dessus du périnée au niveau des tissus et des organes pelviens. Elles sont à différencier des douleurs périnéales situées à la partie inférieure du bassin. Elles sont difficiles à interpréter et à traiter.

Le patient ressent des douleurs de façon aiguë ou chronique situées dans la région pelvienne, qui provoquent une sensation de tiraillement, de déchirure, de pesanteur ou encore de coup de poing.

 

Maladie Hémorroïdaire

Le terme 'hémorroïde' est ambigu, on doit parler de "maladie hémorroïdaire" qui correspond à dilatation variqueuse des veines ano-rectales :

  • La présence des hémorroïdes est normale et constante chez tout individu dès la naissance. Leurs manifestations anormales (saignements, douleurs, augmentation de volume...), qui définissent la "maladie hémorroïdaire", touchent autant l'homme que la femme, apparaissent surtout à la trentaine.

 

La douleur est au centre des symptômes :La douleur est très variable : il peut s’agir d’une sensation de gêne, de douleur modérée, de pesanteur, de tension, de poids, de picotement dans l'anus.
L’intensité de la douleur peut être très sévère, gênant la marche et la position assise en cas de thrombose hémorroïdaire interne ou externe, d’étranglement ou d’autre affection (fissure, abcès...).