La souffrance au travail

Le rêve de beaucoup serait d’améliorer l’organisation du travail pour continuer à augmenter l’efficacité, sans être "ennuyé" par tous ces travailleurs qui se plaignent de troubles musculo-squelettiques ou de dépressions. La tendance actuelle, défendue par beaucoup d’experts sociologues ou psychologues, est de pointer du doigt les mauvais managers. On propose donc de moraliser la profession, de virer ceux qui ont exagéré et d’accorder quelques postes de plus à la médecine du travail pour faire retrouver le sourire à ceux qui l’ont perdu.

La souffrance au travail en quelques chiffres* :

  • En 10 ans les troubles musculo-squelettiques sont passés de 1.000 cas à 35.000 par an
  • En 2005, il y a eu 760.000 accidents du travail en France
  •  2 personnes par jour meurent dans un accident du travail
  • Deux millions de salariés subissent du harcèlement mental et des maltraitances, 500.000 sont victimes de harcèlement sexuel
  • Le coût annuel des accidents du travail, des maladies professionnelles et de la maltraitance s’élève à 70 milliards d’euros pour l’Etat et les entreprises
  • 10% des dépenses de la sécurité sociale sont directement liées aux maladies professionnelles.
  • Eczéma, insomnies, alertes cardiaques, troubles musculo-squelettiques, ulcères, cancers, dépressions, tentatives de suicide sont les conséquences les plus fréquentes des maltraitances sur les lieux de travail.

 *Chiffres de l’année 2005 fournis par le ministère du travail