La Bibliothèque Nationale de France

Le 16 août 1989, Dominique Perrault est retenu comme architecte de la Très Grande Bibliothèque (TGB). Son projet ressemble à un immense parallépipède de 380m x 200m enclos entre 4 tours d'une 78 mètres de hauteur, qui en constituent les coins.

Vue de la Bibliothèque Nationale de France

Architecture

Même si certains éléments ont changé depuis le début du projet (les tours, le jardin ), l'esprit initial de Perrault a été respecté : créer avant tout un lieu plus qu'un bâtiment. C'est d'ailleurs l'un des principaux reproches du projet : la répétitivité et la simplicité du bâtiment sont peut être un peu trop faciles. A cela, l'architecte répond que le bâtiment doit être intemporel car un projet comme celui-là ne se refera plus avant longtemps, d'où la volonté affichée d'échapper aux modes et de résister au temps.

En fait, le véritable travail a été accompli sur les ambiances intérieures. Au niveau des matériaux, l'utilisation du béton est essentielle (180 000m3).

Présent également, l'acier à travers la structure, les faux plafonds, les murs, les tapis de sol.
On trouve également beaucoup de bois : 60 000m2 d'ipé (bois exotique très dur, imperméable et imputrescible, qui assure une grande longévité à l'ouvrage) pour l'esplanade, du doussié (bois africain de couleur jaune) pour les aménagements intérieurs. Le parquet en doussié est posé dans les salles de lecture, en alternance avec la moquette couleur rouge terre d'Afrique, afin de réchauffer l'ambiance.
Enfin, les surfaces vitrées des tours, que Perrault voulait "en verre transparent qui fonce à la lumière, comme sur certaines lunettes de soleil", représentent 80 000m2.